Une des blessures des plus fréquentes chez les coureurs à pied est la présence d’une épine, appelé épine calcanéenne,  située à la jonction du talon et de la voûte plantaire, avec comme sensation d’avoir une épine dans le pied…Mais peut-on courir avec une épine calcanéenne ?

source : http://www.thion-medical.com/fr/53-epine-calcaneenne

source : http://www.thion-medical.com/fr/53-epine-calcaneenne

La radio montre une excroissance osseuse à la partie inférieure du calcanéum (os du talon) à l’endroit où s’insère l’aponévrose plantaire. Cette manifestation radiologique est la résultante d’une calcification tendineuse, ou plus précisément de l’enthese (jonction tendon/os).

  • Signes cliniques : vive douleur, sensation de « clou au pied »
  • Plusieurs causes possibles :
    • une surcharge pondérale,
    • sur-entraînement,
    • le port de chaussures inadaptés,
    • une activité professionnelle obligeant a de longues périodes debout sur une surface dure,
  • Conséquences : les pressions/traumatismes subit par l’aponévrose plantaire (au lieu de rompre, elle fabrique des cellules osseuses… afin de combler cette surtension)

Marche à suivre :

  • Cesser toute activité sportive traumatisante,
  • Consulter votre médecin qui vous orientera vers un spécialiste : un podologue pour des semelles thermos-formés avec un espace incurvé afin de soulager cette zone sensible.
  • Délester la cause du problème : perdre du poids ou ne plus courir le temps qu’il faudra…
  • Reprise progressive de l’entraînement après plusieurs semaines sans douleurs,
  • Éviter de marcher pieds nus, de porter des chaussures à talon de plus de 3,8 cm de haut ou des sandales à semelle de bois.

Mon expérience :

Les premières douleurs sont apparues en mai 2012 après un compétition sur piste avec utilisation de chaussures sans amorti. Les causes en sont certainement le surentraînement du à des séances d’entraînements trop « lourdes » après une longue période d’inactivité sportive. Ensuite le parcours chez les spécialistes s’enchaîne avec une consultation chez le médecin en juillet, puis chez un podologue début août (qui me fait des semelles thermos-formés), et pour finir chez un kinésithérapeute (3 fois par semaine) pour des séances d’ultra-sons et de cryothérapie.

En attendant une éventuelle guérison je compense en arrêtant totalement la course à pied et en la remplaçant par de la natation pour ne pas perdre trop de mes capacités d’endurance. Six mois plus tard, je commence à reprendre la course à pied avec un léger mieux me permettant d’effectuer un footing, de 10 à 15 minutes, 2 fois par semaine sur pelouse puis 3 fois.

Au bout d’un mois de reprise, je tente de recourir occasionnellement sur des revêtements plus dur. En mars, je parviens à courir 1 jours sur deux mais avec comme effet, le lendemain, une douleur « à froid » difficilement supportable mais je tiens bon…. la douleur est présente mais je m’obstine avec prudence à conserver ce rythme d’entraînement. Progressivement, j’ai pu retrouver une quasi activité normale (4 entraînements/semaine) avec une douleur faible et supportable.

Entre temps sur les conseils d’un ami qui me rappelle que dans mon travaille je reste de très longues périodes debout sur une surface très dure, je remplace ma paire de sabot de cuisine (je travaille dans la restauration) par une paire de chaussure avec un peu d’amorti auquel j’ajoute des semelles en gel.

De plus après chaque entraînement j’applique du froid sur le talon blessé pendant 30 minutes avec un pack de gel acheté en pharmacie. En effet, l’utilisation répétée du froid ou cryothérapie limite la douleur, le gonflement, l’hématome et l’inflammation.

Et le dimanche 20 octobre 2013, j’ai bouclé le marathon d’Amsterdam en 3h22′ sans aucune douleur durant la course mais j’ai « dégusté » après l’arrivée… mais voilà c’était fait. Et miraculeusement, depuis 2 jours, je ne ressens aucune douleur. Aurais-je réussis à éliminer cette fameuse épine ? Nous le saurons dans les prochains mois !

Ah oui, depuis quelques semaines j’essaye de modifier très progressivement ma foulée en favorisant une attaque du pied quasi parallèle au sol avec peu de force d’impact (médio-pied) et « non plus par le talon ». Mes collègues d’entraînement m’ont souvent fait cette remarque que je faisais beaucoup de bruit lors des impacts, signe que je tapais très fort du talon.